Développement, optimisation et certification des équipements routiers de sécurité

RGRA | N° 891 • février 2011

Méthodes numériques et expérimentales

La mise au point des équipements routiers de sécurité, notamment les barrières de sécurité, est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, depuis la mise en œuvre du marquage CE de ces produits au regard de la norme européenne NF EN 1317, ceux-ci doivent satisfaire des critères de performance exigeants évalués lors d’essais de chocs expérimentaux. Ainsi, les industriels peuvent disposer d’outils numériques permettant, soit d’aider au développement de leurs produits, soit de les optimiser en termes de performances ou en termes économiques. Par ailleurs, de tels outils peuvent servir dans certains cas à conserver le marquage CE d’un produit, y compris après sa modification. Cet article expose plus en détail la synergie entre les méthodes expérimentales et numériques qui sont proposées par le LIER.

Jusqu’à l’adoption de la norme européenne NF EN 1317-5 en 2007, les dispositifs de retenue routiers étaient classés, en France, selon leur niveau de performance mais fabriqués en respect de normes produits. En conséquence, l’industrie nationale s’est traditionnellement développée autour de la simple fabrication, sous label NF, de dispositifs dits « génériques », définis par les services techniques de l’Etat.

Après une période de cohabitation des normes nationales et européennes, tout nouveau dispositif de retenue routier mis sur le marché doit satisfaire, depuis le 1er janvier 2011, aux exigences de la norme NF EN 1317-5. Cette obligation a été anticipée par l’industrie qui a créé de nouveaux produits performants, depuis quelques années déjà, sur la base des normes support NF EN 1317, parties 1 à 4. Ces nouveaux dispositifs sont vitaux pour l’industrie en raison de la forte concurrence liée à l’ouverture du marché européen pour ces produits désormais certifiés CE. On notera d’ailleurs que dans plusieurs pays européens, la notion de produit générique n’existait pas et que les industriels ont toujours travaillé à développer des gammes de dispositifs maison.

Une part importante du coût de développement est liée à la nécessité de réaliser des essais de chocs selon les conditions de la norme européenne. Il est donc très important pour les industriels de mettre toutes les chances de leur côté avant de s’engager dans de tels investissements. En particulier, la simulation numérique permet aux industriels de se doter d’une forte probabilité de succès dans la recherche de performance et d’optimisation de leurs produits.

Publié le 09 févr. 2012 Dernière mise à jour 23 févr. 2012


HAUT