FOCUS : le véhicule autonome

Dans le cadre des progrès fulgurants des nouvelles technologies, la voiture autonome apparait comme un enjeu majeur et immédiat pour de nombreux acteurs qui ne sont pas tous originaire du milieu automobile.
 
Transpolis propose une approche systémique qui permet de développer et de tester des technologies dans le domaine des véhicules autonomes et des systèmes de transports intelligents. 

Véhicule autonome

Les équipes de Transpolis s’attachent ainsi à développer des services innovants notamment dans le domaine des facteurs humains, pour évaluer l’acceptabilité ou la sécurité d’usage d’un système d’aide à la conduite ou d’un véhicule autonome. De plus, les moyens d’essai et pistes de Transpolis (100ha) permettent de tester en réel en Rhône-Alpes les innovations en garantissant au client la confidentialité de ses essais.

Par véhicule autonome, on entend un véhicule capable de se mouvoir dans le trafic sans l’intervention d’un conducteur. Les sociétés comme Google, qui revendique maintenant une expérience de plus de 800 000km sur les routes américaines, ou la française Navya misent directement sur des véhicules entièrement autonomes. En revanche, les constructeurs et équipementiers automobiles ont pris le parti d’autonomiser progressivement leur véhicule : Renault avec Next2 ou Volvo avec SATRE. D’un point de vue technologique, un véhicule autonome devrait pouvoir percevoir, analyser et réagir en fonction de son environnement et des situations rencontrées. Des systèmes de lecture de panneaux routiers équipent déjà des véhicules de marques haut de gamme.De plus, les constructeurs travaillent sur la communication entre véhicules (véhicule à véhicule V2V). Cette communication permet déjà la marche en convoi qui pourrait être notamment très utile pour des véhicules long courrier.

Une étape suivante vers l’autonomie des véhicules devraient voir des communications entre infrastructures et véhicules (I2V et V2I). Ces routes et infrastructures intelligentes pourraient être d’autant plus efficaces qu’elles permettraient également de réguler le trafic et d’optimiser la consommation énergétique des véhicules. Le problème de gestion de la sécurité dans le cadre de la cohabitation entre véhicules connectés, plus ou moins autonomes, et les véhicules traditionnels sur des infrastructures partiellement équipées reste posé.

Plusieurs autres obstacles et challenges se dressent devant le véhicule autonome. Le premier et incontournable est réglementaire. Selon les conventions sur la circulation routière de Vienne 1968, tout véhicule doit avoir un conducteur et celui-ci « doit rester, en toutes circonstances, maitre de son véhicule, de façon à pouvoir se confronter aux exigences de prudence et à être constamment en mesure d’effectuer toutes le manœuvres qui lui incombent ». Des amendements sont en cours d’adoption dans le but d’autoriser d’une part des dispositifs améliorant la sécurité, et d’autre part des dispositifs de confort tel que le régulateur de vitesse mais que le conducteur peut désactiver à tout moment.

La fiabilité des systèmes d’autonomisation est également une question critique. D’un point de vu sécurité, en cas de perturbation ou de panne du système en situation critique, des études ont montré qu’il faut environ 10 secondes au conducteur pour se réapproprier la tâche de conduite. Des accidents imputables à de tels systèmes pourraient compromettre leur déploiement en altérant la confiance des potentiels utilisateurs. D’où l’immense importance des phases de tests dans les processus de R&D qui doivent prendre en compte un maximum de scénarios.

Par ailleurs, l’acceptabilité du public pour une conduite entièrement automatisée reste à étudier. La relation des personnes avec l’objet automobile est en pleine mutation mais le plaisir de conduire semble demeurer une préoccupation majeure du public français. Un marqueur significatif est le faible taux de véhicules équipés d’une boite de vitesse automatique. Cependant, l’automatisation des véhicules aura forcément des impacts considérables sur les métiers de conducteurs de poids lourds ou de bus que les sociétés de transports devront anticiper.

Publié le 17 sept. 2015 par NOUHAUD Alix .


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